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mercredi, 19 février 2020 17:07

Budog MARZIN - Prevanticip

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Prevanticip en 10 questions

budogBudog Marzin, vous dirigez l’agence Prevanticip pour la Prévention des Risques Professionnels. Comment présentez-vous votre entreprise lors d’un premier entretien ?

Mes interventions ont pour but d’améliorer les conditions de travail. Les actions que je propose doivent s’intégrer dans l’organisation de l’entreprise. Ainsi, lors d’un premier entretien, je cherche d’abord à comprendre les problématiques de l’entreprise pour adapter la présentation de mes services. Mon intervention doit permettre de consolider la démarche globale de prévention dans l’entreprise, j’interviens aussi plus spécifiquement contre le risque TMS : Analyse de poste, formation et construction de plan d’action.

 

Prevanticip accompagne depuis 2014 les entreprises dans leur démarche ergonomique. Diriez-vous que les problématiques et le niveau de conscience des décideurs ont évolué depuis cette époque ?

Globalement, les décideurs ont progressé sur la reconnaissance de ces problématiques. Mais, Au-delà de la prise de conscience, il s’agit aussi de lancer des actions concrètes et adaptées. Et sur ce sujet là, il y a de grandes disparités entre les entreprises et les secteurs d’activité. Ainsi, les résultats ne sont toujours pas au rendez vous, notamment lorsqu’on considère le risque psycho-social.

Près de 17 jours d’arrêt maladie par salarié et par an, 50% de ces arrêts liés au stress professionnel, etc. Les statistiques officielles que vous publiez sont alarmistes. Que faudrait-il selon vous pour que la situation s’améliore dans les prochaines années ?

L’EDUCATION ! Hormis de rares exceptions, la santé au travail n’est pas abordée dans les formations initiales. Ensuite, dans l’entreprise, les enjeux de la santé au travail sont souvent limités aux relations avec le médecin du travail. Or, pour améliorer les conditions de travail, il faut que la démarche de protection de la santé des salariés s’intègre pleinement à l’activité de l’entreprise.

Il faut donc former les parties prenantes pour que chacun comprenne enfin que la performance économique et la performance sociale de l’entreprise sont liées.
D’ici là, nous, professionnels de santé au travail, devons intervenir dans les entreprises sur les situations réelles de travail et sensibiliser les équipes sur le terrain.

Parmi vos trois axes de communication : l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, la protection de la santé des salariés et le respect de la réglementation (Document Unique, notamment), lequel retient aujourd’hui le plus l’attention des décideurs ?

Je dois malheureusement répondre que l’aspect réglementaire est le premier levier. Ensuite, dès les premiers échanges, l’entreprise se rend compte que la protection de la santé va apporter de l’efficacité à court et à long terme : le fameux lien entre performance économique et social. C’est pour cela que j’insiste sur l’éducation. Si chacun était sensibilisé à l’intérêt de la santé au travail, l’aspect règlementaire se limiterait à la formalisation d’un processus. Notre énergie serait utilisée pour trouver des solutions adaptées à la performance globale de l’entreprise.

Vous intervenez dans de nombreux secteurs d’activité mais principalement dans l’industrie ? Est-ce parce que les problématiques liées au Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) et le Risque Psycho-Social (RPS) sont particulièrement prégnantes dans ce secteur ou bien parce que les décideurs y sont davantage sensibilisés ?

Les industriels sont plus efficaces !!! (rire). Ce n’est pas tout à fait vrai…

Avant de créer PREVANTICIP j’ai travaillé 20 ans dans l’industrie à des postes de production, de méthodes et de direction… Ces expériences professionnelles expliquent sans doute le mieux pourquoi j’interviens beaucoup dans les secteurs industriel. J’ai été surpris lors de mes premières missions dans le secteur du soin en établissement ou à domicile : les professionnels ont une culture tournée vers le patient et ils « oublient » de se préserver…. A mon sens, ce travail de prise de conscience a déjà eu lieu dans l’industrie depuis longtemps et les décideurs sont plus « matures ».

Les autres vont y venir. Je peux même vous certifier que certains n’auront (n’ont déjà) pas le choix si ils veulent conserver leur collaborateur et/ou en trouver de nouveaux.
Diriez-vous que votre démarche professionnelle qui consiste à augmenter la performance en améliorant la qualité de vie au travail s’inscrit dans une dynamique de développement durable ? Complètement ! Le Développement Durable, c’est la performance économique, sociale et environnementale. La santé fait partie de la performance sociale. Et j’insiste lourdement sur le fait que ces 3 axes de performance ne s’opposent pas. La performance durable s’obtient en associant ces 3 axes.

Mon projet d’entreprise est « Qualité de Vie au Travail pour une performance durable »

Vous avez choisi comme slogan « ensemble, améliorons vos conditions de travail ». Doit-on conclure que l’implication concrète de l’employeur et du salarié sont nécessaires au succès des moyens mis en œuvre par Prevanticip ?

OUI, tout à fait. C’est le salarié qui connaît le mieux son activité. Cette activité est réalisée dans un environnement dont l’employeur est responsable. Rien ne peut se faire sans chacun d’entre eux ! Je mets mes compétences à leur service, j’apporte des expériences et un regard extérieur, mais mon action ne peut être efficace qu’avec eux.

Est-ce cette culture collaborative qui vous a incité à rejoindre le réseau PSI.expert ?

OUI aussi : « tout seul on va plus vite. A plusieurs, on va plus loin ». J’en suis persuadé.

Qu’avez-vous trouvé en rejoignant ce réseau ? Le recommanderiez-vous à d’autres personnes et/ou entreprises et pourquoi ?

Des échanges avec des professionnels, experts dans leur secteur. Des idées pour renforcer mes interventions en entreprises et compléter mon offre de services. Une démarche commerciale structurée… Donc oui, je le recommanderais (et je le fais déjà) pour tout ce que je viens de décrire.

Pour finir, comment complèteriez-vous ce petit portrait chinois ?

  • Si j’étais un animal, je serais…
  • Si j’étais un plat, je serais…
  • Si j’étais un lieu, je serais…
  • Si j’étais un livre, je serais…
  • Si j’étais un vêtement, je serais…
  • Si j’étais une personnalité, je serais…

J’ai toujours été incapable de répondre à ces questions. Je peux vous dire que nous avons un chat à la maison, que ce midi j’ai mangé du poulet au satay à Brest. Je viens de commencer Vercoquin et le plancton de Boris Vian. Il manque donc un vêtement, je dirais les chaussures de sécurité car je dois absolument penser à les mettre dans ma voiture pour une formation dans un atelier de montage demain.

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Read 237 times Last modified on mardi, 03 mars 2020 19:17
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