Quesaco

Depuis une dizaine d'années, grâce notamment aux ouvrages de référence de Navi Radjou (conseiller en innovation et leadership), on assiste à l'émergence d'un nouveau domaine transdisciplinaire qui emprunte à la fois à l'économie, à la gestion, à la sociologie, à la psychologie et à différentes branches des sciences de l'ingénieur : « l'innovation frugale ».

A côté des hard skills ou des compétences techniques, des soft skills (compétences liées au savoir-être), la nouvelle mode est aujourd'hui aux mad skills, autrement dit aux compétences «folles» qui confèrent de l'originalité à un profil de candidature .

Comme le rappelle le professeur-chercheur Philippe Carré: «on ne forme pas quelqu'un, c'est la personne qui se forme». Partant de ce constat, il est naturel de placer l'individu bénéficiaire au centre du processus de formation. Mais quelle responsabilité cette position centrale impose-t-elle réellement?

Contexte et enjeux

Les défis qui s'annoncent à l'horizon 2030 (avènement du Big data et de l'intelligence artificielle, accroissement de la concurrence mondiale, etc.) ainsi que la problématique continue des risques psycho-sociaux liés à un mal-être au travail, exigent aujourd'hui une plus grande adaptabilité et une réflexion sur la place du salarié dans l'entreprise.

Les quatre compétences d’ancrage

A l’heure où triomphe le discours sur les soft-skills, l’enseignante-chercheuse Cécile Dejoux propose des compétences alternatives pour un meilleur apprentissage.